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Le Café étudiant reconnu pour ses pratiques écoresponsables

23 Mar

Le Café étudiant a reçu la certification LEAF (Leaders in Environmentally Accountable Foodservice) niveau 2. Elle reconnaît les pratiques éco et socio responsables du café notamment en termes de gestion de l’énergie et des matières recyclables, ainsi que ses efforts en matière d’approvisionnement de produits bioalimentaires québécois. Retour sur une aventure qui a démarré en février 2016. Avec Josée Grégoire, directrice générale de la Coop Édouard-Montpetit, et Marie-Ève Cholette, directrice du café étudiant.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans cette démarche de certification ?

Josée Grégoire Le MAPAQ (ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec) a approché le réseau des coopératives en milieu scolaire et lui a offert une subvention. Il partait du constat que, dans le réseau, de nombreuses coops font de l’alimentaire. Il y a un gros bassin. Suite à cela, il nous a été proposé de faire les démarches pour que le café étudiant obtienne la certification LEAF. En février 2016, une équipe de consultants spécialisés est venue, deux jours durant, réaliser un audit. Ils collectent des informations, vérifient les factures… Au total, grâce à la subvention, je pense que ça nous a coûté 200$. C’est minime.

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans l’aventure alors que d’autres coops ne l’ont pas fait ?

Josée Grégoire C’est une question de temps et de ressources. Nous nous sommes posées la question de le faire parce que Marie-Ève était en congé de maternité. Il y a un vrai travail à faire pour répondre aux questions de l’audit. Marie-Ève en a donc assuré une partie, puis Sonia, son assistante. C’est compliqué parce qu’il y a aussi beaucoup de données que nous n’avons pas en tant que locataires du Cégep. Donc il y a eu une rencontre organisée entre les ressources matérielles du Cégep et les gens de la firme d’audit. Cela demande des disponibilités. Nous avons la chance d’avoir un beau partenariat avec notre institution mais il y a peut-être des coops où c’est plus difficile et où il n’y a pas forcément les ressources nécessaires.

Marie-Ève Cholette, directrice du café étudiant, et Josée Grégoire, directrice générale de la Coop Édouard-Montpetit.

Avant de vous lancer dans ces démarches, vous aviez déjà une approche éco-responsable…

Marie-Ève Cholette Oui, nous avions déjà une approche verte. Nous utilisons des produits biodégradables et des contenants compostables. C’était donc facile de le faire. Nous souhaitions avoir une sorte de reconnaissance du travail accompli depuis déjà plusieurs années et cela va dans le même sens que celui du Cégep qui est certifié « Cégep vert ».

Josée Grégoire Cette certification (LEAF) doit être renouvelée. Elle n’est pas valable à vie. Il y a une révision aux 3 ans. Au niveau des Cégeps, il y a un peu la même chose. Ce n’est pas relié à l’alimentaire mais aux actions du Cégep en général. Le Cégep Édouard-Montpetit vient d’être renouvelé Cégep excellence.

Et donc l’adhésion à la certification LEAF doit être renouvelée tous les trois ans ?

Josée Grégoire Les frais d’adhésion coûtent 75$ par année. Les spécialistes vont venir refaire une vérification à tous les 3 ans. Ils ne referont pas le travail au complet mais ils viennent s’assurer que nous rencontrons encore les critères. Par exemple, ils vont regarder si les équipements que nous utilisons sont énergie star… Si les gens laissent couler l’eau lorsqu’ils se lavent les mains… La récupération, le compost…

Est-ce que vous avez rencontré des difficultés dans l’audit ?

Josée Grégoire Non. Ils ont fait des recherches sur les factures, sur l’ensemble des documents…Il faut savoir que tout le volet social rentre dedans également donc tout ce que nous faisons dans la communauté. C’est vraiment plus que simplement l’économie d’énergie et le volet alimentaire. C’est très large et ils ont été vraiment surpris de voir tout ce que la Coop faisait dans sa communauté. Ils ont été époustouflés de son implication sociale avec les bourses et les subventions.

Pour répondre à ces exigences, avez-vous dû changer votre manière de travailler au café ?

Marie-Ève Cholette Pas réellement parce que nous avions déjà des bonnes habitudes. Il y a environ un an, nous avons commencé le compost. Quand le Cégep a installé le compost, j’ai levé la main et j’ai dit que nous voulions aussi des bacs. Ils étaient contents eux aussi de savoir que nous embarquions. Ça a diminué de plus que de moitié nos vidanges. Nous mettons nos déchets dans les sacs de compost et le Cégep les ramasse.  Le fait d’avoir déjà ces bonnes pratiques et d’être bien entouré nous a beaucoup aidé.

Josée Grégoire Au sein du Cégep, la question environnementale est très importante. Il y a un comité vert et une personne à temps plein qui s’occupe de l’environnement.  C’est un gros Cégep donc nous avons plus de ressources pour nous accompagner. Pour nous c’était donc facile car notre environnement est déjà très vert.

Les employés du café ont-ils embarqué ?

Marie-Ève Cholette Oui j’ai même des employés qui apportent leur compost de la maison pour le mettre dans le compost du collège. À Longueuil, nous ne sommes pas encore équipés. Il n’y a pas de bacs de compost comme dans d’autres villes au Québec. Donc certains employés arrivent des fois avec leur sac de compost et ils le mettent dans nos bacs à compost.

Josée Grégoire Il y a deux employés permanents au café : Marie-Ève et son assistante. Et le restant ce sont des étudiants. Les jeunes sont beaucoup plus sensibles à tout ça. C’est une mentalité. Il y a une prise de conscience.

Marie-Ève Cholette Il y a aussi la mode du zéro déchet qui commence. Il y a des employés qui commencent à embarquer là-dedans. C’est sûr qu’il va y avoir des répercussions au café par rapport à ce que nous consommons et par rapport aux relations avec nos fournisseurs. Nous allons, par exemple, être plus sensibles au fait que les raisins ne soient plus emballés mais juste mis dans une grosse boîte.

Est-ce que les clients en voyant que vous avez de plus en plus de produits écoresponsables, vous font des commentaires, vous encouragent ?

Marie-Ève Cholette C’est sûr que cela a un impact que c’est plus agréable d’acheter son café et de savoir que le contenant est dégradable et qu’il se composte. Il y a également le rabais si tu apportes ton contenant. On voit de plus en plus de personnes faire de même…

Josée Grégoire Les produits Aux Vivres (végétaliens) suscitent beaucoup de commentaires. Les gens sont très contents que nous leur en proposions. Nous en vendons beaucoup. Il y a aussi la table à wrap sur mesure qui a beaucoup de succès. Chaque jour, nous proposons 4 ou 5 variétés de wraps différents. Il y a donc une créativité de la part des employés. Et maintenant nous offrons toujours un wrap végétarien.

Marie-Ève Cholette Il faut dire qu’avant, le wrap végétarien ne se vendait pas. Maintenant, il y a beaucoup plus de personnes végétariennes et végétaliennes. Les gens sont beaucoup plus conscientisés.

Comment gérez-vous les surplus ?

Marie-Ève Cholette Je me base sur l’historique des ventes. J’essaye de faire produire chaque jour la moyenne que nous vendons ces journées-là. Il nous en reste rarement beaucoup. Et s’il en reste, nous les liquidons à 50% pour ne pas avoir de pertes. Pour surtout ne rien jeter.

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Publié par le 23 mars 2017 dans Méli-Mélo

 

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