L’analphabète

«C’est parce qu’elle ne savait ni lire ni écrire qu’Eunice Parchman tua les Coverdale.»

 

C’est ainsi que débute L’analphabète de Ruth Rendell. L’incipit révèle d’emblée le nom de l’auteur du quadruple meurtre qui viendra ternir la Saint-Valentin. Rendell signe un chef-d’œuvre du thriller psychologique dans lequel elle construit brillamment le suspense. Chaque mot et chaque point de suspension jouent un rôle précis, celui de la montée de la panique du lecteur devant l’inévitable dénouement. Eunice, qui apparaît tout d’abord comme une victime, se révèlera en proie à une folie subtile, mais dévastatrice. Celle-ci atteindra son paroxysme avec la rencontre de Joan, qui ne fera qu’alimenter la honte que ressent Eunice face à son analphabétisme, qu’elle considère comme une tare dont elle ne peut se débarrasser et qu’elle s’évertue à camoufler. Le lecteur se trouve donc plongé au cœur d’un roman angoissant dans lequel il est hanté par le tic-tac d’une montre égrenant les minutes précédant le moment fatidique où les Coverdale mourront un à un. 

Roxanne

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