Chroniques de la fin du monde T. 2: L’Exil

Sans nouvelle de ses parents ni de son frère aîné depuis le soir de cette violente collision entre un astéroïde avec la Lune, Alex Morales, un jeune portoricain new-yorkais de 17 ans se retrouve bien malgré lui face à la plus grande crise humanitaire mondiale rencontrée à ce jour. Inondations, éruptions volcaniques et famine, pour n’en citer que quelques-unes, sont désormais épreuves courantes et c’est à court de ressources (sous toutes ses formes) et littéralement à bout de souffle qu’Alex doit tenter de survivre à tout ce chaos tout en veillant sur ses deux sœurs cadettes prisent au piège dans une ville  dévastée où rien ne va plus.

Désormais soumis aux rudes châtiments climatiques imprévisibles provoqués par ce désordre planétaire mais armée d’une débrouillardise improvisée, la jeune famille Morales réussira malgré tout à garder la tête haute devant l’adversité grandissante et défier toutes règles établies. Mais comme tout a un prix…

Dans ce roman catastrophe, où la mort inflige quotidiennement ses leçons et où l’espoir semble un luxe offert à tous ces hauts placés possédant une monnaie d’échange, il vous sera impossible de rester  insensible à la détresse et à la fragilité de ses personnages. Mais en dépit de tout ce drame, vous serai fort obligé d’y percevoir une belle démonstration de courage, de fraternité mais surtout de solidarité humaine.

Bonne lecture!

Auteure: Susan Beth Pfeffer                                                                                                              Éditeur: POCKET JEUNESSE                                                                                                               Date de parution: 1er septembre 2011 (333 pages).                                                                                  Version anglaise: The dead and the gone

Aussi disponible : Chroniques de la fin du monde T.1 : Au Commencement.

 

Carl Grégoire

Chroniques de Jérusalem

Un Québécois lauréat du prix du meilleur album
au festival d’Angoulême !

 

Le Festival international de la bande dessinée  d’Angoulême, qui n’est rien de moins que le plus grand festival du genre en Europe, vient juste de remettre ses prix. C’est le Québécois Guy Delisle qui s’est adjugé  la plus prestigieuse des récompenses, le Fauve d’or du meilleur album, pour son livre «Chroniques de Jérusalem». Toute proportion gardée, c’est un peu comme si un cinéaste québécois gagnait une palme d’or ou un Oscar du meilleur film ! Après Michel Rabagliati, qui s’est vu décerner le Prix du public en 2010, c’est la deuxième fois qu’un Québécois reçoit un trophée à Angoulême, preuve que la bande dessinée québécoise est bien «sur la map».

Chroniques de Jérusalem est certainement une des meilleures bandes dessinées que j’ai lu ces derniers temps. On y retrouve l’esprit affûté et moqueur de Guy Delisle, observateur faussement candide qui nous décrit par de petites et grandes anecdotes sa vie en Israël, où il a demeuré un an avec sa petite famille. En découvrant ainsi Israéliens et Palestiniens dans leur quotidien, au-delà des préjugés que nous pouvons tous avoir, on appréhende une partie de la complexité de ce coin du monde, sa violence, ses absurdités, ses archaïsmes, mais aussi la beauté de certains paysages ou de certaines rencontres. Bref, tout en se distrayant, on voyage et on s’instruit. Rien que pour ça, cet album remarquable mérite son prix.

 Léonard Lavoyer

Chroniques de Jérusalem
Guy Delisle
Delcourt
34,95 $

Le sourire de la petite juive

Par l’entremise d’un de ses personnages nommé Françoise Camirand, Abla Farhoud dresse une kyrielle de portraits des habitants de la rue Hutchison, à Montréal. De la séductrice italienne au célibataire québécois endurci, elle nous mène ensuite à Hinda Rochel, cette petite juive hassidique au sourire énigmatique. Grâce à quelques pages de son journal intime, Hinda nous fait connaître sa culture, ses tabous et ses moments de réjouissance, ses contraintes et ses beautés. Le lecteur parcourt ce roman enivrant comme il parcourrait la rue Hutchison, entre l’odeur des bagels juifs, la musique des fiestas et la vue appétissante des jardins italiens, tant enviés par la petite Hinda. Il plonge ainsi dans un roman empreint de diversité culturelle qui le laisse à la fin avec un goût d’exotisme et un sourire aux lèvres.

Roxanne J-C

La tendresse attendra

Qui n’a jamais perdu un être aimé, n’a jamais vécu de rupture, de deuil, qu’il soit causé par la mort ou par le départ précipité du grand amour? C’est ce départ soudain qui fait basculer la vie du narrateur de La tendresse attendra. Jeune auteur, le protagoniste du roman perd l’amour de sa vie lorsque celle-ci décide de le quitter. Commence alors l’enfer sur terre, la naissance d’une obsession qui le rendra malade et l’empêchera de poursuivre son métier d’écrivain. Il devra alors tenter de se reconstruire malgré la rupture. Convaincu que changer de métier lui fera renouer avec la femme de sa vie, le personnage principal ne fera que nier ce qu’il est et, par le fait même, nier la réalité. Matthieu Simard signe un roman déchirant aux phrases courtes et percutantes, témoins fidèles des vides ressentis par chacun de nous à un moment de notre existence.

 »On meurt toujours un peu d’une rupture. On flotte un temps et on finit par l’oublier, en un mois, un an, dix ans, mais on reste toujours un peu mort, par morceaux. Trop de ruptures, c’est trop de morceaux, et on en meurt au bout de la vie, rempli de douleurs oubliées. C’est ça le cancer. C’est les morceaux de douleur qui s’accumulent pour nous faire chier, et qui nous tuent de l’intérieur. »

Roxanne J-C

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