RSS

Blacksad : Amarillo

Blacksad : Amarillo

Après avoir bouclé sa dernière enquête à la Nouvelle-Orléans, le détective John Blacksad éprouve le besoin de souffler un peu, «de trouver dans le coin un boulot tranquille où je n’aurai pas à esquiver des balles et où, pour changer, personne ne sera tué…». Bien sûr, ce sera peine perdue pour notre héros de papier, rattrapé par son implacable destin.

Débutée en 2000, la série Blacksad, qui en est à son 5e album, s’est tout de suite imposée par la qualité de ses scénarios et de son graphisme, qui sont parmi ce qui se fait de mieux dans le genre.
Côté scénario, Juan Díaz Canales sait parfaitement retranscrire l’ambiance américaine des années 1950, en piochant dans le riche imaginaire de cette période, du blues au film noir, du maccarthysme à la Beat Generation. Toujours bien menées, ses intrigues sont servies par des silences expressifs et des dialogues percutants, ainsi que par un découpage cinématographique très efficace.
Côté graphisme, Juanjo Guarnido est un virtuose du dessin. Ancien employé de chez Disney, il a acquis un savoir-faire dans la représentation des animaux anthropomorphes, une technique qu’il a réutilisée dans Blacksad ; ainsi, chaque personnage est figuré par un animal dont l’espèce reflète le caractère ou la fonction dans l’histoire : un avocat est incarné par une hyène, un journaliste par une fouine, Blacksad est un chat noir… Ce jeu de rôle animalier confère un côté ludique qui ajoute énormément au charme de la série, d’autant plus que les expressions et mouvements des personnages sont très bien rendus. Enfin, l’ensemble est rehaussé par une magnifique mise en couleur à l’aquarelle.
Pour toutes ces raisons, Blacksad est devenu un classique du 9e art. Si vous ne connaissez pas encore cette excellente série, je vous invite à embarquer avec notre chat détective sur la mythique       Route 66, cadre de son dernier album, Amarillo.

 Léonard Lavoyer

Blacksad : Amarillo
Díaz Canales / Guarnido
Dargaud
24,95 $
 
Poster un commentaire

Publié par le 19 février 2014 dans Critique

 

2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Un tramway de San Francisco peut contenir 60 personnes. Ce blog a été visité 1  100 fois en 2013. S’il était un de ces tramways, il aurait dû faire à peu près 18 voyages pour transporter tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

 
Poster un commentaire

Publié par le 6 janvier 2014 dans Méli-Mélo

 
Image

Événement à ne pas manquer!

affiche

 
Poster un commentaire

Publié par le 15 octobre 2013 dans Évènement

 

Veuf

veufTrois ans après nous avoir offert l’émouvant Où on va papa ?, dans lequel il parle de sa vie avec ses deux fils lourdement handicapés, mais aussi de tout son amour de père, Fournier signe Veuf, un hommage à sa femme qui est décédée, un magnifique cercueil de papier. On y retrouve son style simple, mais poignant, qui témoigne de la douleur de continuer à vivre sans l’être aimé.

Roxanne

«Tu as été ma plus belle qualité. J’espère ne pas avoir été ton plus gros défaut.»

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 juillet 2013 dans Critique

 

Aurora Teagarden

auroraAurora Teagarden est une jeune bibliothécaire comme les autres, excepté qu’elle se passionne pour les histoires de crime. Elle forme un groupe, le Club des amateurs de meurtres, avec quelques habitants de Lawrencetown, petite ville tranquille jusqu’au jour où Aurora découvre le cadavre d’une de ses collègues. Non seulement il s’agit d’un assassinat, mais le meurtrier a également pris le soin de copier un autre assassinat jamais résolu datant des années 1930, l’affaire Julia Wallace. Ce meurtre est le premier d’une longue série de mises en scène macabres grâce auxquelles le meurtrier joue avec les policiers, le lecteur et tous les membres du Club des amateurs de meurtres. Un roman intriguant pour tous ceux qui, comme Aurora, se passionnent pour les histoires de crime et la psychologie criminelle.

Roxanne

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 juillet 2013 dans Critique

 

L’école des films

école des filmsDavid Gilmour, ancien critique de cinéma, voit son fils de 16 ans souffrir tous les jours de ses échecs scolaires, au point que Gilmour lui permet un jour d’abandonner l’école. Son fils n’a pas à se trouver d’emploi ; il ne doit qu’écouter trois films par semaine avec son père. C’est à travers ces visionnements que Gilmour éduquera son fils sur la vie, la tristesse et surtout l’amour. Ce jeune adolescent, qui vit un éveil amoureux douloureux, puisera dans le cinéma des réponses aux questions de la vie qui nous hantent. Un roman magnifique qui traduit bien les souffrances de l’adolescence et l’amour inconditionnel d’un père pour son fils.

Roxanne

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 juillet 2013 dans Critique

 

Dans le bunker de Hitler

Dans le bunkerDans le bunker de Hitler est un vibrant témoignage de l’un des derniers acteurs vivant et présent lors de la descente aux enfers des hauts-dirigeants du IIIe Reich, et principalement celle de Hitler, présenté par François d’Alançon, journaliste français.

D’entrée de jeu, l’officier Bernd F. von Loringhoven nous expose la folie et la désorganisation qui régnait au sein du haut commandement allemand suite à l’attentat raté du 20 juillet 1944 (la fameuse Opération Walkyrie) sur Hitler. Il y dénonce ensuite la chasse aux sorcières qui s’en est suivi, principalement dirigée par Himmler et ses SS, afin d’éliminer toute opposition à Hitler au sein même du parti et de la Wermacht.

C’est précisément à ce moment que Loringhoven eu un accès des plus privilégié au Fürher puisqu’il fut nommé aide de camp pour le général Guderian. Dès lors, il assista à la plupart des réunions stratégiques dirigées par Hitler.

Loringhoven dresse un bilan assez sombre et révélateur sur l’emprise que le fameux serment de fidélité et d’obéissance envers Hitler (au prix de sa vie, bien sûr) avait sur les soldats et les membres du parti. Autant les décisions de Hitler ne faisaient plus aucun sens face à l’avancée des alliés, autant on ne voulait (ou même ne pouvait) s’objecter aux décisions peu rationnelles de ce dernier de peur de se faire fusiller pour trahison ou défaitisme. Car tel fut le climat au sein du haut commandement allemand vers la fin de la guerre. Et malgré une présentation des plus objective de la part de Loringhoven et d’Alançon, on peut clairement y ressentir la tension insoutenable que les hauts-dirigeants véhiculaient.

Pour tous les amateurs de documentation sur la seconde Guerre Mondiale et de ses principaux acteurs (Himmler, Göring, Hitler, Keitel, Jodl, Goebbles, Burgdorf), cet ouvrage saura vous plaire!

                                                                                                                                  Carl Grégoire

Dans le bunker de Hitler                                                                                                                   Auteur: François d’Alançon                                                                                                                      Éditions Perrin, 2006 (pour la présente édition), Collection Tempus

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 mai 2013 dans Critique

 
 
%d blogueurs aiment cette page :